Israël, un peuple béni [1]

 Lundi prochain 14 avril, à la nuit tombée, l’ensemble du peuple d’Israël fêtera Pessa’h, le Temps de la Liberté. Cette Liberté acquise par des hommes et des femmes réduits à l’humiliante condition d’esclaves en Egypte conduira ces derniers à accéder à la double émancipation physique et spirituelle. Comment la Sortie d’Egypte est-elle rendue possible?

La lettre Beit -ב- symbole de la bénédiction. Tous mes remerciements à mon ami Michel D'anastasio, calligraphe de réputé mondiale

La lettre Beit -ב- symbole de la bénédiction. Tous mes remerciements à mon ami Michel D’anastasio, calligraphe de réputé mondiale

La Bénédiction divine délivrée aux Patriarches pourrait être à l’origine de cette Liberté dont nombre de Nations se réclameront. Quel est donc le sens de cette Bénédiction? Est-elle nécessairement et automatiquement prodiguée à Israël ou est-elle dépendante du mérite des actions d’Israël? Peut-on affirmer, alors, qu’Israël en tant que Nation jouit du privilège divin? Quel est son impact sur les Nations?

 

Michel D’anastasio, un grand calligraphe

La lecture du texte des Nombres relatif à l’épisode du prophète Bil’am aspirant à maudire Israël nous aidera à répondre aux questions soulevées (Nb. 22, 2-24, 25). En effet, Balaq, roi de Moav voulant s’assurer toutes les chances de vaincre Israël par la force armée (Nb 22, 5-6) décide de faire appel au service du prophète-magicien Bil’am ben Beor pour maudire le peuple de Dieu (Nb. 22, 6; 23, 7-8; 24, 10), tentative qui échoue totalement. Bil’am se voit contraint de transmettre fidèlement la parole de Dieu et de bénir Israël par trois fois: (Nb. 22, 12; 38; 23, 20-22; 24, 9).

Effectivement, aucune nation ne peut maudire Israël, peuple de Dieu, car, déjà béni par Dieu il jouit de la proximité divine:

«Dieu dit à Bil’am: «Tu n’iras point avec eux. Tu ne maudiras point ce peuple, car il est béni!» (Nb. 22, 12).

Bil’am, conscient que «Dieu n’est pas un mortel, pour mentir, ni un fils d’Adam, pour qu’il se ravise» (Nb. 23, 19) rappelle la bénédiction historique faite au Patriarche Abraham par Dieu:

«וְאֶעֶשְׂךָ לְגוֹי גָּדוֹל וַאֲבָרֶכְךָ וַאֲגַדְּלָה שְׁמֶךָ וֶהְיֵה בְּרָכָה»

« Je te ferai devenir une grande nation; je te bénirai, je rendrai ton nom glorieux, et sois une Bénédiction» (Gen. 12, 2).

Quel est donc le secret de cette Bénédiction?

Cette bénédiction constitue la récompense que reçoit Abraham après s’être écarté des faux dieux. Le peuple d’Israël marchant sur les voies d’Abraham s’éloignant de l’influence astrale comme Bil’ham le reconnait (Nombres 23, 23) s’en remet à Dieu lors de la sortie d’Egypte en sacrifiant l’agneau:

(כִּי לֹא-נַחַשׁ בְּיַעֲקֹב וְלֹא-קֶסֶם בְּיִשְׂרָאֵל כָּעֵת יֵאָמֵר לְיַעֲקֹב וּלְיִשְׂרָאֵל, מַה-פָּעַל אֵל» (במדבר כ »ג, כ »ג»

« Il ne faut point de magie à Jacob, point de sortilège à Israël: ils apprennent à point nommé, Jacob et Israël, ce que Dieu a résolu»  (Nombres 23, 23).

נ«וְלָקְחוּ מִן-הַדָּם וְנָתְנוּ עַל-שְׁתֵּי הַמְּזוּזֹת, וְעַל-הַמַּשְׁקוֹף עַל הַבָּתִּים אֲשֶׁר-יֹאכְלוּ אֹתו בָּהֶם. וְאָכְלוּ אֶת-הַבָּשָׂר, בַּלַּיְלָה הַזֶּה: צְלִי-אֵשׁ וּמַצּוֹת עַל-מְרֹרִים יֹאכְלֻהוּ»ה

«On prendra de son sang (de l’agneau pascal) et on en teindra les deux poteaux et le linteau des maisons dans lesquelles on le mangera. Et l’on en mangera la chair cette même nuit; on la mangera rôtie au feu et accompagnée d’azymes et d’herbes amères» (Ex. 12, 7-8)

Lors de notre seconde étude relative à la Bénédiction divine prodiguée à Israël, nous nous efforcerons d’en saisir la portée à l’égard des Nations.

Si l’étude du TaNaKh  vous fait rêver, n’hésitez pas à me joindre:

hebreubiblique@gmail.com

Au plaisir de vous retrouver,

Cordial shalom d’Israël,

Haïm Ouizemann

Ce contenu a été publié dans Peuple d'Israël, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

4 Responses to Israël, un peuple béni [1]

  1. cathou dit :

    Bénir: dire du bien, louer, être complaisant avec bonté.
    En effet la bénédiction n’est ni un sortilège, ni un acte magique. C’est simplement une parole, un geste, une action bienveillante.
    Une mère disant à son enfant: « va mon enfant, tu as ma bénédiction ».
    En Inde les parents bénissent leur enfant au moment du mariage, cette bénédiction est très importante pour l’enfant, elle est bénédiction divine par la bouche parentale, elle signifie la pleine acceptation, et tout le bien de ce mariage. C’est supérieur au simple accord.
    Dieu donne sa bénédiction aux humains, à tous les humains, ceux qui veulent l’entendre en sont plus forts, parce qu’à l’image du peuple d’Israël, entendre et accepter la bénédiction de Dieu nous signifie bien que Dieu nous aime, ne nous veut aucun mal.
    Israël est un peuple de personnes différentes, ou chacun pense différemment de l’autre, comme tous les peuples. Ce peuple se trouve réuni grâce à la bénédiction divine. En reconnaissant un Dieu unique, un Dieu qui ne cherche ni à assouvir sa faim, ni son pouvoir, ni sa méchanceté, ni sa vengeance. Un Dieu qui ne demande rien. Un Dieu qui dit: « Je vous donne la vie, un certain temps de vie, et je vous donne la liberté d’utiliser ce temps de vie comme bon vous semble, vous avez ma bénédiction…… Si vous le souhaitez je vous donne des enseignements pour vous libérer des maux que vous trouverez tout au long de votre chemin, en suivant mes enseignements, vous reconnaîtrez ma bénédiction et elle vous protégera.

    Au fond, oui le mot est un peu magique. Il résonne plus fortement que le simple « oui je suis d’accord », et on trouve toute la force de ce mot pour Israël. Ce pays créé par des humains animés de la force divine, avec la bénédiction divine.

    • Cathou shalom,
      La benediction est un don de Dieu. Encore faut-il la meriter. Je te propose de lire cet article consacree a la benediction qui te permettra d’en mieux saisir la nature et la force.
      http://www.morim.com/biblique020414.pdf
      Toda raba,
      Amities d’Israel,
      Haim O.

      • cathou dit :

        Merci, je viens de lire ton lien.
        « plier le genou, s’incliner, et cette notion de séparation ».
        Oui c’est un mot sur lequel je ne me suis jamais arrêté vraiment .
        Le sens tout simple « dire du bien, louer ». En français on n’a pas ce sens de se soumettre, mais au final c’est plus fort qu’un simple « dire du bien », un mot qui vient du plus profond, du divin.
        La soumission, en réfléchissant, si elle n’apparaît pas dans le mot français, (du moins d’après mon dico de l’origine des mots) elle apparaît dans la gestuelle, on reçoit une bénédiction en étant à genou, ou en inclinant la tête.
        C’est très intéressant de réfléchir ainsi sur des mots qui font partie d’un langage usuel.

  2. cathou dit :

    Oui, c’est un mot qui rend fort. Qui oblige à prendre conscience qu’on doit faire bien pour mériter cette bénédiction. C’est vraiment un mot assujetti au Bien, à ce qui est Bon

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.