La voie du Retour vers l’Eternel

Teshouva

Teshouva

L’homme peut-il véritablement revenir vers l’Eternel et adhérer à sa suprême Lumière? Quel est le sens et la force de la Teshouva, du Retour vers l’Absolu transcendant?

ש«וְשַׁבְתָּ עַד-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ וְשָׁמַעְתָּ בְקֹלוֹ כְּכֹל אֲשֶׁר-אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם: אַתָּה וּבָנֶיךָ בְּכָל-לְבָבְךָ וּבְכָל-נַפְשֶׁךָ» (דברים ל’, ב’).ש

 «Tu retournes jusqu’à l’Éternel, ton Dieu, et que tu obéisses à sa voix en tout ce que je te recommande aujourd’hui, toi et tes enfants, de tout ton cœur et de toute ton âme» (Deut. 30, 2)

ש«אָמַר רַבִּי לֵוִי: גּדוֹלָה תְּשׁוּבָה שֶׁמַגַּעַת עַד כִּסֵּא הַכָּבוֹד, שֶׁנֶּאֱמַר: שׁוּבָה יִשְֹרָאֵל עַד ה’ אֱלֹהֶיךָ»   (יומא פ »ו, א’)ש

«Rabbi Levi enseigne: «La teshouva est si grande qu’elle touché au trone divin comme il est dit:

ש « שׁוּבָה יִשְׂרָאֵל עַד יְהוָה אֱלֹהֶיךָ: כִּי כָשַׁלְתָּ בַּעֲו‍ֹנֶךָ » (הושע י »ד, ג’).»ש

«Reviens, Israël, jusqu’à l’Eternel, ton Dieu; car tu n’es tombé que par ton péché» (Osée 14, 3) (Yoma 86, a).

Comment un être de chair et de sang est-il capable de «toucher», nous pourrions même dire d’atteindre le Trône divin, la plus haute sphère spirituelle qu’il soit donné à un homme de toucher?

La «Teshouva», terme hébraïque signifiant «Retour», est aussi la «réponse» de l’homme à l’interrogation posée par l’Eternel:

ש«וַיִּקְרָא יְהוָה אֱלֹהִים אֶל-הָאָדָם וַיֹּאמֶר לוֹ אַיֶּכָּה» (בראשית ג’, ט’). ש

»L’Éternel-Dieu appela l’homme, et lui dit: « Où es-tu?« » (Gen. 3, 9).

Rien d’impossible à la volonté de l’homme qui triomphe du déterminisme imposé par le monde de la Nature.

ש«אִם-תִּדְרְשֶׁנּוּ יִמָּצֵא לָךְ» (דה »א, כ »ח, ט’).ש

»Si tu le recherches, il te sera accessible« (I Chroniques 28, 9)

L’Humanité se doit de répondre à la question existentielle Ayeka/ אַיֶּכָּה posée à Caïn après qu’il eût assassiné son propre frère Abel: «Où es-tu?» – «Où en es-tu?» avec ta propre conscience? L’homme, en répondant à cette profonde interrogation éthique, adhère de fait au Dieu Vivant, au Dieu, Source de Vie pour le bonheur de toutes Ses Créatures. La Vie, la Teshouva l’emporte sur la mort.

ש«כִּי מִי כָל-בָּשָׂר אֲשֶׁר שָׁמַע קוֹל אֱלֹהִים חַיִּים מְדַבֵּר מִתּוֹךְ-הָאֵשׁ, כָּמֹנוּ וַיֶּחִי» (דברים ה’, כ »ב)ש

»Car est-il une seule créature qui ait entendu, comme nous, la voix du Dieu vivant parler du milieu du feu, et soit demeurée vivante?  «(Deut. 5, 22).

Si l’étude du TaNaKh vous fait rêver, n’hésitez pas à me joindre:

hebreubiblique@gmail.com

Au plaisir de vous retrouver,

Cordial shalom d’Israël,

Haïm Ouizemann

 

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4 Responses to La voie du Retour vers l’Eternel

  1. andrée-geneviève verne dit :

    Pourquoi les traducteurs traduisent-ils Elhoïm, Adonaï et le tétragramme par l’éternel ton Dieu? ça fait comme à partir de st Augustin : théologie chrétienne sur laquelle les juifs s’aligneraient. Car enfin un nom propre ne devrait pas se traduire, non ?
    En hébreu, ces noms sont des noms divins hiérarchisés, c’est à dire pris dans un contexte linguistique spécifique. Or qui dit « nom », dit, tellement bien, à quel point nous sommes dans la langue et donc dans la représentation.
    Suffirait-il d’interdire la représentation en image ? Bien sûre que non ? Et la preuve l’est en tétragramme : quatre consonnes, les voyelles étant laissées à notre discrétion, non pas seulement au sens éthique du terme, mais aussi au sens mathématique : l’écart ainsi respecté, préservé, représenterait-il pour ce qui est nommé transcendance ?
    Parce que nous sommes soumis à la langue nous sommes soumis au défaut de langue lequel s’illustrerait au mieux dans la genèse, du meurtre de Caïn sur Ebel.
    Mais même la buée d’Abel résiste et insiste en tant que nom, en tant que « mot », maux avec. Car enfin est-ce que l’effectuation de l’opération meurtre sur « l’objet frère » ne le réalise-t-il pas ce jumeau et –du même coup- comme sujet d’étude ? Avec la tendance que nous pouvons avoir à meurtrir notre voisin avant même de s’en apercevoir, c’est quelque chose que nous pouvons entendre que je sache.
    Culpabilité ?
    Ne serait-ce pas du défaut de langue que nous nommerions faute et/ou péché ? Nous prenant ainsi nous-mêmes comme juges et instance divine : prompts que nous serions à confondre l’objet avec le nom qu’il porte. Combien, cruels et féroces, nous serions ! Et qui plus est, sans la dimension de miséricorde.
    Que Teshouva implique le tiqqoun : réparation, pourquoi ne pas l’entendre aussi comme : réparer nos modes de penser l’action en ne se trompant pas entre objectal et objectivation ? Jusqu’à entendre à quel point immanence et transcendance ne sont jamais que des concepts créés par la magnifique intelligence humaine; jusqu’à entendre que la transcendance est tout aussi écornée de l’immanence que cette dernière l’est de la transcendance.
    Et cela dit, allons jusqu’à entendre à quel point nous risquons l’exclusive des significations dont le risque est la clôture interdisant du sens. Parce que en s’avançant dans la phrase, un mot, mieux un signifiant emporte un morceau de l’autre, tandis que l’objet nommé, lui, se trouve meurtri en tant qu’objet pour s’importer dans le discours courant jusqu’au point qui, permettant de l’après-coup, donne ainsi une signification. Sauf que avec :
    pas de ponctuation et Teshouva c’est encore mieux, puisque, « ce-pendant » en « présent » qu’il n’y a pas comme tel sur la planète) et, surtout dans le meilleur des cas, l’énigme de l’origine se trouve ainsi reconduite à l’absence d’aulne que l’hébraïsme nomme Ein-sof. Et là qui n’en n’est pas, nul trou n’est bouché.

  2. Linda dit :

    Haim,
    C’est tellement juste et vrai. L’Éternel nous appelle… nous rappelle à lui… Quelle est notre réponse? Et qu’attendons-nous pour Lui répondre?

  3. cathou dit :

    Alors là aussi je suis allée chercher dans l’origine des mots, et je suis, comme à chaque fois surprise. (dommage à chaque recherche j’oublie la précédente, sinon Haïm, grâce à toi je serai en passe de devenir une véritable encyclopédie vivante sur le français)

    Retour: re et tour. Tour indique l’outil de façonnage, instrument du tourneur, bien avant la notion d’aller se promener (faire un tour).
    Retour: refaçonner . bien avant la définition revenir en arrière.
    Répondre: faire connaitre sa pensée
    Revenir: venir à son point de départ

    Retourner n’est donc pas revenir dans dans la 1ère définition, à l’origine initiale du mot.
    Le retour vers l’Eternel n’est donc pas revenir à un état antérieur, d’ailleurs impossible.
    L’éternel a une 1ère fois façonner l’humain avec de la terre: façonnage physique
    Puis il façonne l’esprit de l’humain, il lui donne des désirs et la capacité de dire oui ou non à ces désirs. de faire des choix. Dans ce cas, alors « retour vers l’éternel » signifie, à mon sens, l’humain peut à tout moment se défaire des choix qu’il juge mauvais, qui ne lui apporte pas la Paix, la plénitude de l’âme.
    Répondre à l’éternel c’est lui faire connaitre notre choix, parce que pour répondre il faut avoir une réponse à donner: soit oui, soit non, soit je ne sais pas, aide moi.

  4. Ping : Parashat Nitsavim-VaYelekh: Quand l’Eternel fait Teshouva | L'hébreu biblique – Le blog de Haïm Ouizemann

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