‘HaTsav, la fleur de la Teshouva

Champ de HaTsavim ( Ashkelon)

Champ de HaTsavim ( Ashkelon)

La floraison du ‘HaTsaV (Urginea maritima, Drimia maritima, Scille maritime), un des plus beaux oignons d’Israël, est considérée comme le signe annonciateur de la venue de l’automne en Israël. D’aucuns, même parmi les Anciens, prétendent à propos de cet oignon en voie de disparition que la hauteur de la tige atteignant parfois plus d’un mètre et la volume de l’inflorescence du ‘HaTsaV constituent le «baromètre» idéal indiquant le futur taux de pluie de l’hiver à venir.

Plus de 250 fleurs d’un blanc immaculé forment l’inflorescence en forme de grappe. La durée de vie de ces fleurs est éphémère et ne dure qu’un jour. Chaque fleur s’épanouissant à minuit attire à elle de nombreux insectes en recherche désespérée de pollen et de nectar. En effet, pendant les mois de septembre et octobre la nature en Israël est avare de fleurs. L’ouverture des fleurs s’effectuant en mouvement ascendant, allant du bas vers le haut de l’inflorescence, symbolise le retour progressif de l’homme vers l’Eternel.

'HaTsav (Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

‘HaTsav (Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

'HaTsav 'HaTsav (©Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

‘HaTsav ‘HaTsav (©Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

'HaTsav (Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

‘HaTsav (Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si le ‘HaTsaV n’apparaît dans aucune des sources du TaNaKh, son nom est mentionné dans le Talmud, la Tradition orale d’Israël:

ש«רַבִּי יוֹסֵי בֶּן חֲנִינָא אָמַר: חֲצוּבוֹת (= חֲצָבִים) מַפְסִיקִין לַפֵּיאָה (כְּלוֹמַר מְהָוִים קָו תִּיחוּם מוּבְהָק בֵּין שְׁתֵי חֶלְקוֹת נִפְרָדוֹת). רַב חִסְדָּא בָּעֵי: בָּהֶן חִלֵּק יְהוֹשֻׁעַ אֶת הָאָרֶץ (כְּלוֹמַר גַּם  יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן תִּיחֵם אֶת חֶלְקוֹת הַשְּׁבָטִים בַּחֲצָבִים (  תלמוד ירושלמי מסכת פאה דף נ’, פרק ב’) ». ש

 «Rabbi Yossé ben ‘Hannina enseigne: Les oignons du ‘HaTsaV determinent les portions (c’est-à-dire: délimitent la ligne séparant deux portions de champ). Quant à Rav Hisda, il pose une question: Josué fils de Noun partagea le pays entre les tribus en recourant aux bulbes du Hatsav» (Traité Péah 50, Chapitre 2- Talmud de Jérusalem).

'HaTsav (Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

‘HaTsav (Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

Le choix de cet oignon du ‘HaTsaV est probablement dû à sa très haute résistance au déracinement (le bulbe se trouve enterré à plusieurs mètres sous terre – entre 3 et 4 mètres de profondeur) et à son invincibilité au feu comme en témoignent les photos du blog où il est encore possible de voir les traces du feu ravageur.

'HaTsav, floraison  après le feu (Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

‘HaTsav, floraison après le feu (Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

 

 

L’homme et la femme sur le chemin de Retour vers l’Eternel, se relevant des profondeurs obscures de la faute commise, voient leur être se renforcer et s’épanouir sans avoir préalablement brisé la croûte matérielle du roc. Le nom du ‘HaTsaV provient de la racine biblique ‘H.Ts. V. signifiant creuser/extraire:

 «וּמֵהֲרָרֶיהָ תַּחְצֹב נְחֹשֶׁת  »

La force du 'HaTsav (Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

La force du ‘HaTsav (Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

«…De ses montagnes [d’Israël] tu extrairas du cuivre» (Deut. 8, 8)

La seconde raison invoquée pour délimiter le champ découle de l’obligation d’en déterminer les «coins»-  «Péah». La mitsva de la Péah est destinée aux pauvres qui sont autorisés à récolter la glanure de la moisson abandonnée aux coins du champ:

ש«וּבְקֻצְרְכֶם אֶת-קְצִיר אַרְצְכֶם לֹא תְכַלֶּה פְּאַת שָׂדְךָ לִקְצֹר וְלֶקֶט קְצִירְךָ לֹא תְלַקֵּט» (ויקרא י »ט, ט’).ש

«Quand vous moissonnerez la récolte de votre pays, tu laisseras la moisson inachevée au coin de ton champ, et tu ne ramasseras point la glanure de ta moisson». (Lev. 19, 9)

Je tiens à souhaiter Shana tova à tous mes ami-e-s  qui,  à travers le monde, suivent l’aventure biblique proposée dans ce blog. Puissions-nous en cette nouvelle année 5775 approfondir notre savoir biblique afin de nous renouveler sans cesse et améliorer notre être intérieur.

 'HaTsav (©Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

‘HaTsav (©Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

 'HaTsav (©Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

‘HaTsav (©Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

 'HaTsav (©Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

‘HaTsav (©Photo: Haim Ouizemann, septembre 2014- Ashkelon)

Si l’étude du TaNaKh vous fait rêver, n’hésitez pas à me joindre:

hebreubiblique@gmail.com

Au plaisir de vous retrouver,

Cordial shalom d’Israël,

Haïm Ouizemann

 

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4 Responses to ‘HaTsav, la fleur de la Teshouva

  1. Mani dit :

    shalom Haiim ,
    C’est toujours un plaisir de lire ton blog . Personnellement , j’ai jamais entendu parler du HaTsav , est c’est enrichissant . Surtout lorsqu’on entend qu’une beauté comme ça ne dure qu’une nuit . Et que les fleurs se lèvent du bas vers le haut : waow , c’est quelque chose de rare et belle .
    Et c’est vraiment la T’shouva .
    Et encore Shana Tova .
    Au plaisir de te relire …

  2. Emmanuelle dit :

    Merci Haïm pour cet article inspirant et fleuri !
    Merci de nous partager les richesses inconnues de ton merveilleux pays.
    Les photos sont superbes !
    Shana Tova à toi aussi !

  3. leroi dit :

    merci pour ces super photos et ce commentaire; j’attends avec curiosité la plante du mois prochain…

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