Noé et Avraham, la Marche de l’Histoire

«Je crois en la force motrice de l'esprit de l'homme et en sa ferme volonté» Ygal Allon (vice-premier ministre d'Israël, 1969 - 1976) (©Photo: Haïm Ouizemann, Sur les bords du Lac de Tibériade, Oct. 2014)

«Je crois en la force motrice de l’esprit de l’homme et en sa ferme volonté» Ygal Allon (vice-premier ministre d’Israël, 1969 – 1976) (©Photo: Haïm Ouizemann, Sur les bords du Lac de Tibériade, Oct. 2014)

Noé et Avraham, les deux grandes figures bibliques par lesquelles commence l’histoire du livre de la Genèse incarnent deux grandes étapes de l’histoire des hommes: l’une passive, l’autre active.

La personnalité de Noé se caractérise par une attitude toute empreinte de passivité. Il œuvre à construire l’Arche par pure obéissance sans objecter nulle opposition, nul remords de conscience, à l’intention de l’Eternel d’effacer «de la face de la terre depuis l’homme jusqu’à l’animal» (Gen. 6, 7). En effet, Noé  ne tente à aucun moment de dissuader le divin de revenir sur sa décision dramatique de noyer un monde corrompu. Avraham, au contraire de Noé, prend immédiatement la défense des hommes et femmes, habitants de Sodome et Gomorrhe qui, innocents, ne peuvent en aucun cas être inclus dans le programme divin visant à détruire ces cités de violence. Alors que, depuis la Création, l’Eternel n’a de cesse d’interroger l’homme sur le sens de sa mission sur terre (Gen. 3, 9), nous assistons à partir d’Avraham à un retournement de l’Histoire régissant le rapport homme/Dieu. Avraham renvoie l’interrogation vers le divin: «Anéantirais-tu, d’un même coup, l’innocent avec le coupable?» (Gen. 18, 23). Comment imaginer que des êtres créés à l’image de Dieu puissent totalement disparaitre de l’Histoire des Hommes? Alors qu’Avraham ose manifester son «objection de conscience», Noé obéit aveuglément à l’injonction divine:

ש«וַיַּעַשׂ נֹחַ כְּכֹל אֲשֶׁר צִוָּה אֹתוֹ אֱלֹהִים כֵּן עָשָׂה» (בראשית ו’, כ »ב).ש

«Noé fit tout ce que Dieu lui avait prescrit, il l’exécuta parfaitement» (Gen. 6, 22).

Enfermés dans l’Arche, l’enceinte matricielle recouvrant et protégeant de toute atteinte extérieure, Noé et les sept autres membres de sa famille se laissent porter au gré des vagues dans l’attente de jours meilleurs. Ce sont les eaux, principe originel de vie, qui portent Noé. Cette passivité se confirme au moment même où tous les animaux pénètrent par eux-mêmes à l’intérieur de l’Arche (Gen. 7, 15).

ש«אֵלֶּה תּוֹלְדֹת נֹחַ נֹחַ אִישׁ צַדִּיק תָּמִים הָיָה בְּדֹרֹתָיו אֶת-הָאֱלֹהִים הִתְהַלֶּךְ-נֹחַ» (בראשית ו’, ט’).ש

«Ceci est l’histoire de Noé. Noé fut un homme juste, intègre entre ses contemporains; il marcha avec Dieu [«se laissa porter par Dieu»]» (Gen. 6, 9).

A l’opposé de Noé, Avraham, le Patriarche d’Israël par lequel seront bénies toutes les Familles de la terre, marche devant l’Eternel. Il est  un être d’action qui «dépasse», devance la volonté de l’Eternel.

ש«וַיְהִי אַבְרָם, בֶּן-תִּשְׁעִים שָׁנָה וְתֵשַׁע שָׁנִים וַיֵּרָא יְהוָה אֶל-אַבְרָם וַיֹּאמֶר אֵלָיו אֲנִי-אֵל שַׁדַּי-הִתְהַלֵּךְ לְפָנַי וֶהְיֵה תָמִים» (בראשית י »ז, א’)ש.

«Abram étant âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, le Seigneur lui apparut et lui dit: « Je suis le Dieu tout-puissant; marche devant moi, sois intègre» (Gen. 17, 1)

L’on découvre un personnage noble qui, doué du sens de  l’initiative, est avant tout mû par l’amour de son prochain. Est-il donc possible de devancer le Créateur de l’Univers? N’est-ce point là l’épreuve véritable qu’il incombe à l’homme de surmonter, celle de sanctifier un monde sans conscience?

L’interrogation abrahamique s’avère révolutionnaire car elle va s’ensuivre d’une transformation de l’Alliance noa’hide. L’Alliance établie entre Noé et Dieu est unilatérale et n’engage que Dieu. Dieu reste responsable du renouveau terrestre. Non fécondée par l’action de l’homme, l’Histoire ne peut aboutir qu’à une impasse. C’est pourquoi, Dieu continue avec Noé à soutenir  l’humanité sans condition.

L’Alliance de Noé:

ש«וַהֲקִמֹתִי אֶת-בְּרִיתִי אִתָּךְ וּבָאתָ אֶל-הַתֵּבָה אַתָּה וּבָנֶיךָ וְאִשְׁתְּךָ וּנְשֵׁי-בָנֶיךָ אִתָּךְ» (בראשית ו’, י »ח).ש

«J’établirai mon pacte avec toi: tu entreras dans l’arche, toi et tes fils, et ta femme et les femmes de tes fils avec toi» (Gen. 6, 18)

L’Alliance d’Avraham:

ש«וַהֲקִמֹתִי אֶת-בְּרִיתִי בֵּינִי וּבֵינֶךָ וּבֵין זַרְעֲךָ אַחֲרֶיךָ לְדֹרֹתָם לִבְרִית עוֹלָם לִהְיוֹת לְךָ לֵאלֹהִים וּלְזַרְעֲךָ אַחֲרֶיךָ«. (בראשית י »ז, ז’).ש

«Cette alliance, établie entre moi et entre toi et ta postérité dernière, je l’érigerai en alliance perpétuelle, étant pour toi un Dieu comme pour ta postérité après toi.» (Gen. 17, 7).

Remarquons que la dimension unilatérale de Alliance noa’hide diverge de l’Alliance abrahamique en acquérant une nouvelle dimension dialogale. De plus, si Avraham reçoit la promesse d’une riche descendance, Noé ne jouit d’aucune bénédiction personnelle. Sa descendance est omise de la bénédiction divine.

Avraham est un marcheur infatigable. Il  ne saurait s’arrêter en chemin. Il incarne, de la sorte, le début de l’Histoire d’Israël. Une marche qui ne cesse de s’accomplir:

ש«קוּם הִתְהַלֵּךְ בָּאָרֶץ לְאָרְכָּהּ וּלְרָחְבָּהּ: כִּי לְךָ אֶתְּנֶנָּה» (בראשית י »ג, י »ז).ש

«Lève-toi! parcours cette contrée en long et en large! car c’est à toi que je la destine.» (Gen. 13, 17)

Avraham est choisi par l’Eternel car il est l’homme du devenir transcendant les limites du déterminisme historique. Avraham incarne le modèle parfait de la marche de l’homme vers lui-même («Marche vers toi»: Gen. 12, 1), vers son frère (libération de son neveu, Lot pris en otage: Gen. 14, 16) et de l’humanité entière. (Hospitalité offerte aux trois hommes: Gen. 18, 2). C’est à ce titre qu’Avraham jouit de la plus grande des bénédictions, celle de devenir une Bénédiction. Dieu lui dit:

ש«וֶהְיֵה בְּרָכָה» (בראשית י »ב, ב’).ש

«Sois Une Bénédiction» (Gen. 12, 2)

Toutes les grandes figures de l’Histoire sont celles qui se sont toujours  sont  mises en marche pour lutter et s’opposer courageusement à l’injustice et au fatalisme frappant leur peuple et leur nation. Rappelons Moïse (Le retour de Midian vers l’Egypte pharaonique et la Marche du désert), Gandhi (Marche du Sel, mars 1930), Martin Luther King (Marche vers Washington pour le travail et la liberté, 28 août 1963) et bien d’autres encore. L’initiateur de cette Marche de l’Histoire n’est autre qu’Avraham. Cette Marche fonde l’éternité du monde en témoignant de l’engagement révolutionnaire de ces grands hommes et femmes qui par leur vie exemplaire constituent les meilleurs garants de l’instauration et du maintien d’un monde juste et droit.

Les Sages d’Israël préféreront retenir l’activisme révolutionnaire d’Avraham à l’attitude stoïque de Noé. La vision biblique encourage l’homme à ne point seulement suivre  l’Eternel pas à pas mais plus encore à marcher au-devant de Lui en brisant les chaînes aliénantes de la difficile condition humaine.

Si l’étude du TaNaKh vous fait rêver, n’hésitez pas à me joindre:

hebreubiblique@gmail.com

Au plaisir de vous retrouver,

Cordial shalom d’Israël,

Haïm Ouizemann

 

 

 

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10 Responses to Noé et Avraham, la Marche de l’Histoire

  1. shmuel dit :

    Avait il le choix.lui le Juste parmis la violence?.toute chair etait corrompue et remplie de violence..toute chair!hommes..et animaux!!!.a un tel point que il ne peut y avoir de redemption possible.des annees durants Noah construit..cela n’est il pas deja en soit un avertissement pour toute chair?eux corrompent et detruisent donc l’ordre etablit.Lui construit l’ordre divin et par cela meme avertit ,appelle a l’intrrrogation au retour.mais eux se moquent!.
    On ne se moquent pas inpunement de D.ieu est il marque!

  2. shanaye06 dit :

    Remarquons que la dimension unilatérale de Alliance noa’hide diverge de l’Alliance abrahamique en acquérant une nouvelle dimension dialogale. De plus, si Avraham reçoit la promesse d’une riche descendance, Noé ne jouit d’aucune bénédiction personnelle. Sa descendance est omise de la bénédiction divine.

    Peux tu m’éclairer sur le fait que la descendance de Noé ne soit pas dans la bénédiction d’Abraham ?

    Shalom Date: Fri, 24 Oct 2014 13:14:21 +0000 To: shanaye06@hotmail.com

    • Shalom Shanaye06,
      Abraham etant un descendant de Noe, par Shem, la benediction sur la descendance de Noe est donc comprise dans celle d’Abraham.
      De plus, Noe etant en quelque sorte le « Nouvel Adam », nouveau premier homme apres le Deluge, il est ecrit que Japhet est dans les tentes de Shem, donc il beneficie de sa benediction, tandis que l’un des descendants de Ham, Canaan, est maudit par Noe. Toute l’humanite n’est donc pas egalement benie. C’est semble-t-il la raison pour laquelle toute la descendance de Noe n’est pas comprise dans la benediction d’Abraham qui, contrairement a Noe, recoit l’observance des mitsvoth, des commandements (premier commandement donne a Abraham: la circoncision).
      Bien a toi,

  3. Hilde dit :

    « eux corrompent et détruisent donc l’ordre etablie. »
    Ca me laisse des questions.
    En quoi consistait cette ordre établie? Etablie par D.ieu? En quoi corrompaient les humains cette ordre établie? Les humains n’avaient pas encore la Torah. Et en quoi corrompaient les animaux (verre de terre, vipère, baleine, papillon…) cette ordre établie? Que dire des plantes, champignons, bactéries? En quoi consistait donc l’innocence des plantes comme drosera rotundifolia, agaricus ou rhus toxicodendron?

    • Shalom Hilde,
      Le monde de Noe fut un monde ou regnait la violence a l’etat absolu. Cette violence est mentionne sous le nom de Hamas qui englobe tous les maux de la terre ( Vols, viols, meurtre…). Le hommes dans leur ensemble refuserent de faire Teshouva. Les fautes furent d’ordre ethique. L’homme corrompu entraine a sa suite l’univers entier a sa suite. Le sens de notre monde est detenu par l’homme uniquement.
      Toda rabba,
      Amities,
      Haim

  4. Emmanuelle dit :

    Peut-on réellement parler de « passivité » en ce qui concerne Noé, dont il est dit qu’il était juste et intègre parmi ses contemporains ? Selon moi, marcher dans la droiture au milieu d’une génération pervertie est également « action ». Noé avait un coeur bien disposé envers l’Éternel, et son obéissance parfaite, sa persévérance représentent des actes concrets, des choix qu’il a dû faire au quotidien malgré l’adversité. Nous avons tous à faire de tels choix, et l’état du monde qui nous entoure dépend de notre obéissance et notre persévérance à garder les voies de D.ieu. Mais ce qu’on voit effectivement dans l’histoire d’Avraham, c’est la volonté de D.ieu d’établir une « relation » avec ses créatures, ce qui est encore plus évident avec Moïse dont il est dit que D.ieu parlait avec lui comme un homme parle à son ami.

    • Emmanuelle shalom,

      Votre defense de Noe est tout a fait justifiee. Nos Sages d’Israel voient aussi en Noe un Juste pour sa generation; il depassait sur le plan ethique les hommes de son temps. Noe est considere comme etant une lumiere dans l’obscurite qui alors regnait . Il est vrai cependant que les interpretes d’Israel ont aspire a partir de la comparaison entre le Patriarche Avraham et Noe de tirer un enseignement non seulement pour notre generation- comme ce fut le cas pour Noe- mais pour toutes les generations a venir. Avraham est celui par lequel seront benies toutes les Familles de la terre parcequ’il incarne celui qui s’inquiete de l’avenir de son prochain. Cela lui vaut d’etre choisi par l’Eternel comme le pere de l’Humanite. Cet amour de l’autre se retrouve en effet chez tous les grands prophetes.
      Au plaisir de vous lire,
      Amities,
      Haim

  5. cathou dit :

    Noé et le déluge est un passage très intéressant de la Bible.
    Le Noé de la Bible est un homme bon qui obéit aveuglement (tiens au passage il fait monter dans l’arche des animaux purs et des animaux impurs genèse 7)

    Toutefois ce texte est encore plus intéressant dans son intégrité: l’épopée de Gilgamesh, dont il ne fait aucun doute pour moi qu’il est tiré. : » »L’épopée se concentre autour du personnage de Gilgamesh qui cherche de son vivant à devenir une légende en accomplissant des exploits remarquables. Mais dans sa démesure, il s’attire le courroux des dieux. La quête de l’immortalité en est le thème central, puisque Gilgamesh tente désespérément d’échapper à sa condition de mortel. Gilgamesh mène également une quête initiatique, car il sera le seul à découvrir les raisons qui amenèrent les dieux à causer le déluge.Mais un des thèmes les plus développés dans l’épopée est sans aucun doute l’amitié qui unit Gilgamesh à son double, Enkidu. Ils sont des jumeaux antagonistes. Gilgamesh représente les forces de la lumière et Enkidu représente les forces de l’ombre….. » »

    Le texte biblique nous parle d’humains se laissant aller à leurs désirs. « Les fils de Dieu allant avec les filles des hommes,.. L’humain n’est que chair… il y a des héros, des géants » nous dit la Bible.
    Il faut combattre tout cela pour revenir à un monde de Paix, de lumière.
    Remarquons que dans le récit d’origine l’ombre et la lumière sont frères. Remarquons qu’après le Déluge Dieu se repent d’avoir agit avec une telle force et va décider de faire confiance aux humains. Plus jamais il n’anéantira ce qu’il a construit.
    Si Noé obéit aveuglément (peut être pour échapper à sa condition de mortel) à Dieu..
    Il est à noter que Dieu change aussi de comportement vis à vis des humains après le déluge.
    La relation Dieu/homme est prête à se développer plus sereinement.

    Oui il a beaucoup à réfléchir sur ce passage.

  6. cathou dit :

    Pour Noé, passif dans une certaine mesure puisqu’il s’efforce de vivre du mieux possible sans faire de mal.
    Mais Dieu décide que le mal a envahit la terre et le coeur des humains. Il propose à Noé de le sauver, lui seul, sa famille et les animaux…. Ce qui est Bon aux yeux de Dieu.
    Et bien en réfléchissant là dessus que cherche Dieu??? à avoir un humain conforme à sa volonté?
    ça ne vous rappelle rien??? Combien chacun d’entre nous, bien souvent, avons envie de dominer, enfermer, anéantir celui ou ceux qui nous font du mal ou qui ne nous plaisent pas: ségrégation, discrimination, extermination…….
    Et Dieu se laisse aller à sa colère, une grande, immense colère destructrice.

    Une fois sa colère passée, quelle est sa réaction?? La Bible nous le dit: « Je ne maudirai plus jamais ce sol… Certes le coeur de l’homme est porté au mal dès sa jeunesse, mais plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme je l’ai fait……… (genèse 8,20) »
    Alors dans ce passage Dieu se rappelle d’une chose, et nous la rappelle: L’humain porte le mal en lui, pas seulement le mal, le Bon et le Mal et ce dès l’enfance, dès la naissance. Rien ne pourra changer cela!!!! Il se repend d’avoir agit avec une telle violence, parce que l’humain est ainsi et ne changera pas. Il réalise qu’il lui faut faire confiance à l’humain, que chaque humain a le droit de vivre.

    Oui Haïm, quand Dieu est sur le point de recommencer une belle colère… Cette fois il trouve Abraham sur son chemin. Abraham qui ose refuser la colère et la sanction divine.

    L’humain doit avancer, avec Dieu. Il est inutile de chercher à exterminer, séparer, cloîtrer ce qui est mal ou ce qui est bon à nos yeux. Chacun doit trouver ses réponses. Quand il doit détruire pour trouver ses réponses il est dans le faux, dans l’erreur, dans le mal.

    Attention!!! je ne dis pas qu’il faut tout laisser passer: chaque agression vis à vis de l’Autre doit être jugée et sanctionner parfois sévèrement. Mais il faut toujours s’assurer que le coupable fasse une réelle démarche de compréhension et d’acceptation: là évidemment est la tâche la plus lourde que la justice n’accomplit jamais. (hélas)

    • cathou dit :

      Plus je relis ton article Haïm, Noé de la Bible et la légende de Gilgamesh… Oui je n’avais jamais vraiment entièrement compris la symbolique de l’arche de Noé: la belle cellule confortable où on se retrouve entre soi bien protégé des agressions extérieures.

      Oui Noé peut être considéré comme sage puisqu’il vit sans faire de mal aux autres, sans débauche, sans excès il se contente de ce qu’il a. Mais s’il n’est pas béni par Dieu c’est bien qu’en effet il est sans doute sage plus par peur, par crainte pour lui-même. Il obéit pour être sauvé, pour vivre. (et là on retrouve bien le sens de la légende).

      On peut choisir de se séparer des autres, de sélectionner, de trier, de juger ceux qu’on pense Bons et ceux qu’on pense Mauvais, vivre bien ainsi avec sagesse.
      Mais la vocation de l’humain est de vivre en société et de faire face aux problèmes qu’il crée.
      Mais rien n’empêche de s’isoler un moment pour se retrouver soi, se recentrer sur soi pour ensuite mieux faire face… toujours avec Dieu comme compagnon de route..

      J’y ai mis le temps Haïm…. mais je crois avoir enfin compris ton article.

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