Parashat Re’eh, le sang de l’animal et le Végétalisme

Haïm, Nicolas Chollet, Doubi Credo, Micheline Grindler et Miriam Ouizemann au Kibbouts végétarien Amirim

Haïm, Nicolas Chollet, Doubi Credo, Micheline Grindler et Miriam Ouizemann au Kibbouts végétarien Amirim

«Mais évite avec soin d’en manger le sang; car le sang c’est la vie, et tu ne dois pas absorber la vie avec la chair. 24 Ne le mange point! Répands-le à terre, comme de l’eau». (Deutéronome 12: 23-24)[1]

ש« לֹא תִרְצָח» (שמות כ, יב; דברים ה, טז).ש

«Tu n’assassineras point» (Ex. 20, 12; Deut. 5, 16)!

Le principe biblique prohibant de manière absolue toute consommation de sang animal apparaît dans le livre du Lévitique:

ש«וְאִישׁ אִישׁ מִבֵּית יִשְׂרָאֵל וּמִן-הַגֵּר הַגָּר בְּתוֹכָם אֲשֶׁר יֹאכַל כָּל-דָּם וְנָתַתִּי פָנַי בַּנֶּפֶשׁ הָאֹכֶלֶת אֶת-הַדָּם וְהִכְרַתִּי אֹתָהּ מִקֶּרֶב עַמָּהּ.יא כִּי נֶפֶשׁ הַבָּשָׂר, בַּדָּם הִוא, וַאֲנִי נְתַתִּיו לָכֶם עַל-הַמִּזְבֵּחַ לְכַפֵּר עַל-נַפְשֹׁתֵיכֶם כִּי-הַדָּם הוּא, בַּנֶּפֶשׁ יְכַפֵּר. יב עַל-כֵּן אָמַרְתִּי לִבְנֵי יִשְׂרָאֵל כָּל-נֶפֶשׁ מִכֶּם לֹא-תֹאכַל דָּם; וְהַגֵּר הַגָּר בְּתוֹכְכֶם, לֹא-יֹאכַל דָּם… כִּי-נֶפֶשׁ כָּל-בָּשָׂר דָּמוֹ בְנַפְשׁוֹ הוּא וָאֹמַר לִבְנֵי יִשְׂרָאֵל דַּם כָּל-בָּשָׂר לֹא תֹאכֵלוּ כִּי נֶפֶשׁ כָּל-בָּשָׂר דָּמוֹ הִוא כָּל-אֹכְלָיו יִכָּרֵת» (ויקרא יז, י-יב; יד).ש

«Quiconque aussi, dans la maison d’Israël ou parmi les étrangers établis au milieu d’eux, mangera de quelque sang, je dirigerai mon regard sur la personne qui aura mangé ce sang, et je la retrancherai du milieu de son peuple. 11 Car le principe vital de la chair gît dans le sang, et moi je vous l’ai accordé sur l’autel, pour procurer l’expiation à vos personnes; car c’est le sang qui fait expiation pour la personne. 12 C’est pourquoi j’ai dit aux enfants d’Israël: Que nul d’entre vous ne mange du sang, et que l’étranger résidant avec vous n’en mange point… Car le principe vital de toute créature, c’est son sang qui est dans son corps, aussi ai-je dit aux enfants d’Israël: Ne mangez le sang d’aucune créature. Car la vie de toute créature c’est son sang: quiconque en mangera sera retranché.» (Lev. 17: 10-12; 14).

Le dénominateur commun à ces textes révèle  deux raisons essentielles à l’interdiction absolue de consommer le sang animal:

  • Le sang constitue le Principe de Vie (Deut. 12: 23; Lev. 17: 11):

Cette notion fondamentale de Principe vital contenu dans le sang mentionné  dans le livre de Genèse a pour dessein de rappeler à l’humanité  les limites de son pouvoir sur le Vivant:

ש«אַךְ-בָּשָׂר בְּנַפְשׁוֹ דָמוֹ לֹא תֹאכֵלוּ» (בראשית ט, ד).ש

«Toutefois d’aucune créature, tant que son sang maintient sa vie, vous ne mangerez». (Gen. 9: 4)

D’après les Sages d’Israël, soucieux du respect animal, ce verset constitue la source de l’interdiction  «d’arracher un membre à une bête vivante, c’est-à-dire que tant que le sang maintient la vie, vous n’en mangerez pas la chair» (Cf. Rachi, Sanhedrin 57a). L’animal ne peut donc être consommé qu’une fois abattu. La tradition hébraïque impose des règles  d’abattage d’une extrême exigence afin de minimiser, autant que faire se peut, la souffrance de l’animal.

Comment l’homme peut-il s’approprier le Principe de Vie? Cet interdit remonte à l’ère de Noé qui, malgré l’autorisation qui lui est faite de consommer la chair d’un animal à la suite du déluge (Gen. 9: 3), ne détient toutefois aucun droit sur le sang, propriété exclusive du Divin, la Source de toute Vie sur la Terre. Nous pouvons en déduire que la consommation carnée ne constitue qu’une étape transitoire et un compromis temporaire dans l’Histoire des hommes jusqu’au jour où le genre humain retournera à l’idéal du régime végétalien pratiqué par Adam, le premier homme de l’Histoire.

  • Le sang fait expiation des fautes d’Israël:

ש«כִּי נֶפֶשׁ הַבָּשָׂר בַּדָּם הִוא וַאֲנִי נְתַתִּיו לָכֶם עַל-הַמִּזְבֵּחַ לְכַפֵּר עַל-נַפְשֹׁתֵיכֶם כִּי-הַדָּם הוּא בַּנֶּפֶשׁ יְכַפֵּר» (ויקרא יז, יא).ש

«Car le principe vital de la chair gît dans le sang, et moi je vous l’ai accordé sur l’autel, pour procurer l’expiation à vos personnes; car c’est le sang qui fait expiation pour la personne» (Lev. 17:11).

Le sang animal ne peut être offert que sur l’autel des sacrifices et nulle part ailleurs afin d’enseigner la valeur réparatrice et sublimatoire de l’intention sacrificielle.

Deux raisons supplémentaires expliquent la grave injonction de ne point consommer le sang:

  • L’Eternel en appelle à la morale naturelle:

ש«לֹא תֹּאכְלֶנּוּ לְמַעַן יִיטַב לְךָ וּלְבָנֶיךָ אַחֲרֶיךָ כִּי-תַעֲשֶׂה הַיָּשָׁר בְּעֵינֵי יְהוָה» (דברים יב, כה).ש

«Ne le mange point! Afin que tu sois heureux, toi et tes enfants après toi, pour avoir fait ce qui plaît au Seigneur». (Deutéronome 12: 25)

Si la Tora n’avait point enjoint l’interdiction de consommer le sang animal, l’homme eût pu s’éveiller à la conscience de cette prohibition tout naturellement. Cet interdit, d’ordre éthique, vise à élever l’homme et lui donner la possibilité d’éprouver de la compassion a l’égard de créatures dont il est originellement l’égal sur le plan biologique. Effectivement, l’Eternel interpelle l’homme en lui disant: «Certes, tu prends plaisir à manger l’animal mais reconnais-tu son origine? As-tu véritablement conscience de la souffrance de cet être au moment où, expurgé de son sang, il est « sacrifié » sur l’autel de ton « bien-être » ? »

  • La consommation du sang est apparentée au culte païen (littéralement : Avoda Zara, «culte étranger»):

ש«וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל-מֹשֶׁה לֵּאמֹר. ב וְאֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, תֹּאמַר אִישׁ אִישׁ מִבְּנֵי יִשְׂרָאֵל וּמִן-הַגֵּר הַגָּר בְּיִשְׂרָאֵל אֲשֶׁר יִתֵּן מִזַּרְעוֹ לַמֹּלֶךְ מוֹת יוּמָת; עַם הָאָרֶץ יִרְגְּמֻהוּ בָאָבֶן. ג וַאֲנִי אֶתֵּן אֶת-פָּנַי בָּאִישׁ הַהוּא וְהִכְרַתִּי אֹתוֹ מִקֶּרֶב עַמּוֹ  כִּי מִזַּרְעוֹ, נָתַן לַמֹּלֶךְ לְמַעַן טַמֵּא אֶת-מִקְדָּשִׁי וּלְחַלֵּל אֶת-שֵׁם קָדְשִׁי. ד וְאִם הַעְלֵם יַעְלִימוּ עַם הָאָרֶץ אֶת-עֵינֵיהֶם מִן-הָאִישׁ הַהוּא, בְּתִתּוֹ מִזַּרְעוֹ לַמֹּלֶךְ לְבִלְתִּי הָמִית אֹתוֹ. ה וְשַׂמְתִּי אֲנִי אֶת-פָּנַי בָּאִישׁ הַהוּא וּבְמִשְׁפַּחְתּוֹ וְהִכְרַתִּי אֹתוֹ וְאֵת כָּל-הַזֹּנִים אַחֲרָיו לִזְנוֹת אַחֲרֵי הַמֹּלֶךְ מִקֶּרֶב עַמָּם» (ויקרא כ, א-ה).ש

«L’Éternel parla à Moïse en ces termes: 2 « Quant aux enfants d’Israël, tu leur diras: Quiconque, parmi les Israélites ou les étrangers séjournant en Israël, livrerait quelqu’un de sa postérité à Molokh, doit être mis à mort: le peuple du pays le tuera à coups de pierres. 3 Moi-même je dirigerai mon regard sur cet homme, et Je le retrancherai du milieu de son peuple, parce qu’il a donné de sa postérité à Molokh, souillant ainsi mon sanctuaire et avilissant mon nom sacré. 4 Et si le peuple du pays ose fermer les yeux sur la conduite de cet homme, qui aurait donné de sa postérité à Molekh, et qu’on ne le fasse point mourir, 5 ce sera moi alors qui appliquerai mon regard sur cet homme et sur sa famille, et je le retrancherai du milieu de leur peuple, lui, et tous ceux qui, entraînés par lui, se seraient abandonnés au culte de Molokh». (Lev. 20: 1-5)

Les Sages d’Israël relèvent et révèlent le rapport étrange entre les deux seules occurrences où il est fait usage de l’expression biblique. D’une part, pour le sacrifice d’enfants au Moloch:

ש« וַאֲנִי אֶתֵּן אֶת פָּנַי בָּאִישׁ הַהוּא וְהִכְרַתִּי אֹתוֹ מִקֶּרֶב עַמּוֹ  כִּי מִזַּרְעוֹ נָתַן לַמֹּלֶךְ» (ויקרא כ, ג).ש

«Moi-même je dirigerai mon regard sur cet homme, et Je le retrancherai du milieu de son peuple, parce qu’il a donné de sa postérité à Molokh, (Lev. 20, 3).

… de l’autre, dans la source relatant le châtiment divin visant celui qui consommerait le sang animal!

ש«וְנָתַתִּי פָנַי בַּנֶּפֶשׁ הָאֹכֶלֶת אֶת-הַדָּם וְהִכְרַתִּי אֹתָהּ מִקֶּרֶב עַמָּהּ » (ויקרא יז, י).ש

«Je dirigerai mon regard sur la personne qui aura mangé ce sang, et je la retrancherai du milieu de son peuple» (Lev. 17, 10).

La consommation du sang animal, le principe vital, est donc, sur la base de cette analyse intertextuelle, placée sur le même plan que le sacrifice humain. Le sang de l’homme versé au nom de Moloch équivaut au sang animal consommé par l’homme! L’antique monde païen[2], autorisant la consommation de sang animal, ira jusqu’à pratiquer l’abomination du sacrifice humain! Tuer l’animal pour en consommer également le sang signifie une société où règne la mort. Rappelons que l’interdit de cette consommation est universel avant d’être appliquée par le peuple d’Israël. L’Islam a adopté, sur le modèle du Judaïsme, le principe du drainage sanguin afin de purger l’animal de son sang. La viande dite ‘Hallal est rendue, alors, licite à la consommation. L’Occident, excepté quelques groupes très minoritaires de Beney No’ah (Fils de Noé), n’a toujours pas pris conscience de la dimension éthique de cet interdit qui, s’il était mis en œuvre, bouleverserait sans aucun doute à plus ou moins long terme, l’ordre moral et économique du monde.

Pourquoi le principe  de respect du sang animal ne serait-il point une première étape vers une alimentation végétalienne, prenant en compte une nourriture conforme à l’anatomie de l’homme? La chair n’est-elle point au même titre que le sang la propriété exclusive du Divin?

La Tora encourage Israël et l’Humanité à opérer un travail de profonde introspection sur le sens de nos propres limites sur cette merveilleuse Planète. L’animal, devenu de nos jours un artefact industriel, assimilé à une machine sans âme ni sentiments, se doit de recouvrir son identité et ses droits naturels d’être noble créé par l’Eternel. Ce retour au respect de l’animal puis à l’adoption du régime végétalien ne sont point une utopie, ils annoncent et garantissent l’avènement d’une ère stable de Paix mondiale.

ש«וְגָר זְאֵב עִם כֶּבֶשׂ וְנָמֵר עִם-גְּדִי יִרְבָּץ וְעֵגֶל וּכְפִיר וּמְרִיא יַחְדָּו וְנַעַר קָטֹן נֹהֵג בָּם».  (ישעיהו יא, ו).ש

«Alors le loup habitera avec la brebis, et le tigre reposera avec le chevreau; veau, lionceau et bélier vivront ensemble, et un jeune enfant les conduira.» (Is. 11, 6).

[1] Parashat Re’eh, Deutéronome 11: 26- 16: 17

[2] Cf. Maïmonide «Guide des Egarés», Chapitre 46.

Si l’étude du TaNaKh vous fait rêver, n’hésitez pas à me joindre:

hebreubiblique@gmail.com

Au plaisir de vous retrouver,

Shabbat shalom!

Avec toutes mes amitiés,

Haïm Ouizemann

Ce contenu a été publié dans Lectures bibliques, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

4 Responses to Parashat Re’eh, le sang de l’animal et le Végétalisme

  1. Cathou dit :

    Les limites du pouvoir de l’humain sur le vivant vont bien plus loin. Genèse1,29: « Dieu dit: je vous donne toute herbe qui porte sa semence sur toute la surface de la terre et tout arbre dont le fruit porte sa semence » et bien confirmé Genèse3,2 « nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin »
    Seul le fruit portant semence peut être consommé (baies, céréales, fruits)… sont donc exclues toutes les racines, tubercules (pommes de terre, radis, navets, oignons, ail, betterave…) qui elles aussi portent la vie par le biais de la sève: ce que le végétarien oublie souvent.
    Reste à voir que l’herbe mûrissante est pour l’animal. Qu’est l’herbe mûrissante: l’herbe, les feuilles, la salade, plantes aromatiques??

    Il est à noter que pour se nourrir ainsi, l’humain doit trouver des zones géographiques pouvant fournir ces aliments tout au long de l’année… Ce qui n’est sans doute pas sur toute la surface de la terre, même en ces temps reculés.

    Évidemment aujourd’hui avec les conservateurs, les farines et céréales épurées et blanchies, les aliments dégraissés sur un lit de pétrole, les aliment génétiquement modifiés, la gélatine de poisson ajoutée aux produits fermentés comme le yaourt et j’en passe j’ai de gros doute que manger végétarien signifie manger sainement selon le précepte biblique de la Genèse.

    Pour moi l’interdit de consommer de la viande n’apparait pas. Aux commencements l’humain est végétarien parce qu’il y est obligé, il ne connait pas le feu pour cuire les aliments, ni les techniques de chasse.
    Mais Abel est berger, il élève des moutons. Son offrande se compose des prémices de ses bêtes et de la graisse. Que sont les prémices? les 1ers produits d’une récolte… accompagnés de la graisse, c’est donc un abattage de moutons et Abel offre les meilleurs morceaux de chair et leur graisse à Dieu. S’il offre les meilleurs morceaux de chair, c’est qu’il mange la chair de ses moutons, s’il ne la consommait pas, les meilleurs prémices à offrir seraient la graisse, la laine, le lait des brebis… pas la chair. On offre ce qu’on utilise, c’est le sens profond de l’offrande.
    A réfléchir là dessus!!

    Mais je suis entièrement d’accord que nous devons respecter notre nourriture quelle soit végétale et/ou animale. et combattre par tous les moyens possibles cette terrifiante industrialisation de nos aliments.

    Je pense que nous devons respecter aussi les choix alimentaires de chacun, dans l’esprit de partage.
    La politesse première est de manger avec convivialité et reconnaissance le repas qui est servi, même s’il n’obéit pas à ses convenances personnelles. La personne qui l’a cuisiné a passé du temps, de l’amour, et parfois aussi une partie de ses finances.

    En espérant ne jamais me trouver devant une assiette d’yeux de singe aux aromates, plat rare et luxueux, que la politesse m’interdirait de refuser.. et de vomir
    «  »Bénissez-nous, Seigneur, bénissez ce repas, ceux qui l’ont préparé, et procurez du pain à ceux qui n’en ont pas ! Ainsi soit-il ! «  » et bien contente d’avoir à manger à ma faim.

  2. Cathou dit :

    Tes articles, Haïm, sont de mieux en mieux construits. Merci
    Évidemment le sujet végétarien/végétalien/omnivore est vaste et discutable.
    Le sang, rouge, principe de vie, d’énergie, du divin est un principe universel, OUI!!mais interprété parfois différemment.
    Pour certaines peuplades très anciennes, consommer le sang des animaux et parfois aussi des humains était un acte de reconnaissance profonde, de respect de ce principe de vie: en ingérant ce sang on ingérait la vie, la force, la part divine de l’humain ou de l’animal. Au lieu de rendre le sang à la terre, en le consommant on rendait honneur à ce sang, on se sanctifiait.

    Il serait aussi très intéressant de se pencher sur le fait biblique que Caïn est agriculteur et Abel éleveur. Chaque mot étant important, chaque situation étant importante, je pense qu’il y a encore beaucoup à découvrir à ce sujet.

    Oui je sais Haïm, je suis insupportable, mais tu le sais la discussion est passionnante, et je sais, heureusement, que tu ne vois pas d’insulte dans mes remarques (fondées ou pas)

  3. hengy dit :

    Merci beaucoup.
    Végétarienne depuis 36 ans. J’ai 49 ans aujourd’hui je ne peux que me réjouir de ce texte.
    J’aime profondément les animaux. J’aime les regarder. Les toucher. Les admirer.
    J’aime la créativité de Dieu….
    Lorsque je vois 1 animal sauvage je m’arrête et remercie Dieu pour cet instant de grâce. Je me sens si petite.
    Devant la même scène, le chasseur sort son fusil et pulvérise cet instant de grâce.
    C’est juste incompréhensible pour moi.
    Merci de faire avancer les mentalités. De nous faire reprendre nos places de créatures ayant hérité la terre.
    Et quel cadeau !!!!!

    • Tres chere Hengy shalom, c’est moi qui tiens a vous remercier! Notre monde doit faire preuve de plus de compassion a l’egard de l’animal. Cela conduira les hommes a plus d’amour les uns envers les autres. Avec toutes mes amities d’Israel. h.o.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.