Parashat Ré’éh, En communion avec le Divin

L’adhésion à l’Eternel constitue le renouvellement de l’expérience ultime de la Révélation de la Parole divine au mont Sinaï et du Don des Tables de l’Alliance.

ה אַחֲרֵי יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם תֵּלֵכוּ וְאֹתוֹ תִירָאוּ וְאֶת-מִצְוֹתָיו תִּשְׁמֹרוּ וּבְקֹלוֹ תִשְׁמָעוּ וְאֹתוֹ תַעֲבֹדוּ וּבוֹ תִדְבָּקוּן. (דברים יג: ה).ש

5 C’est l’Éternel, votre Seigneur, qu’il faut suivre, c’est lui que vous devez craindre; vous n’observerez que ses préceptes, n’obéirez qu’à sa voix; à lui votre culte, et à lui vous adhérerez! (Deutéronome 13: 5)[1]

Cette rencontre est vécue comme une étreinte entre Israël et l’Eternel, sur l’exemple du lien intime unissant l’homme à son épouse:

כד עַל-כֵּן יַעֲזָב-אִישׁ אֶת-אָבִיו וְאֶת-אִמּוֹ וְדָבַק בְּאִשְׁתּוֹ וְהָיוּ לְבָשָׂר אֶחָד. (בראשית ב: כד).ש

24 C’est pourquoi l’homme abandonne son père et sa mère; il adhère à sa femme, et ils deviennent une seule chair. (Genèse 2: 24).

Elle est en soi la vocation suprême pour tout un peuple, car c’est sa vie même qui en dépend, ainsi qu’une garantie de longévité sur la terre de ses ancêtres:

כ לְאַהֲבָה אֶת-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ לִשְׁמֹעַ בְּקֹלוֹ וּלְדָבְקָה-בוֹ כִּי הוּא חַיֶּיךָ וְאֹרֶךְ יָמֶיךָ לָשֶׁבֶת עַל-הָאֲדָמָה אֲשֶׁר נִשְׁבַּע יְהוָה לַאֲבֹתֶיךָ לְאַבְרָהָם לְיִצְחָק וּלְיַעֲקֹב לָתֵת לָהֶם. (דברים ל: כ).ש

20 Aime l’Éternel, ton Seigneur, écoute sa voix afin d’adhérer à lui: c’est là la condition de ta vie et de ta longévité, c’est ainsi que tu te maintiendras dans le pays que l’Éternel a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob, de leur donner. » (Deutéronome 30: 20)

Si, certes, la racine biblique ד. ב. ק. / D. V. K. signifie «coller», si elle est généralement traduite par le verbe «s’attacher à» ou «être dévoué à», la Tora tient à apposer une limite et une distance, toutes deux infranchissables, entre le Divin et l’homme. La Dévékout[2] n’est donc point à comprendre comme une fusion, un anéantissement avec le Divin mais plutôt comme une communion, une étreinte intime. Guershom Scholem écrit: «La devekut, ou «communion», n’est pas une «union» au sens de l’union mystique entre Dieu et l’homme, dont de nombreux mystiques ont parlé. Elle consiste en un état, ou plutôt elle suppose une action qui en hébreu est appelée yihud[3], ce qui signifie «unification», réalisation de l’union…  Si un homme attache sa pensée a la racine de la Tora, ceci est appelé yihud. A la fois parce qu’il se concentre sur elle, parce qu’il rompt les barrières et parce qu’il conduit à l’unification en rassemblant en un tout organique ce qui semblait séparé et isolé. Il ne devient pas Dieu, mais il devient «uni» à lui suivant un processus dans lequel le cœur de son propre être est relié avec le cœur de toutes choses. »[4].

L’homme doit  sans cesse s’unir par la pensée à la Parole divine (Psaume 1: 2) afin de ne point laisser de place aux pensées autres,  à savoir celles relatives au culte des dieux païens:

ג עֵינֵיכֶם הָרֹאוֹת אֵת אֲשֶׁר-עָשָׂה יְהוָה בְּבַעַל פְּעוֹר כִּי כָל-הָאִישׁ אֲשֶׁר הָלַךְ אַחֲרֵי בַעַל-פְּעוֹר הִשְׁמִידוֹ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ מִקִּרְבֶּךָ. ד וְאַתֶּם הַדְּבֵקִים בַּיהוָה אֱלֹהֵיכֶם חַיִּים כֻּלְּכֶם הַיּוֹם. (דברים ד: ג-ד). ש

3 Ce sont vos propres yeux qui ont vu ce que l’Éternel a fait à l’occasion de Baal-Peor: quiconque s’était abandonné à Baal-Peor, l’Éternel, ton Dieu, l’a exterminé du milieu de toi. 4 Et vous qui adhérez à l’Éternel, votre Seigneur, vous êtes tous vivants aujourd’hui! (Deutéronome 4: 3-4)

Cette injonction est fondamentale. Reprise sans cesse par la Tora, elle vise à prévenir  les fils d’Israël  de ne point tomber dans l’adoration des dieux auxquels les peuplades dont il est entouré vouaient un culte:

טז הִשָּׁמְרוּ לָכֶם פֶּן יִפְתֶּה לְבַבְכֶם  וְסַרְתֶּם וַעֲבַדְתֶּם אֱלֹהִים אֲחֵרִים וְהִשְׁתַּחֲוִיתֶם לָהֶם. (דברים יא: טז).ש

16 Prenez garde que votre cœur ne cède à la séduction, que vous ne deveniez infidèles, au point de servir d’autres dieux et de leur rendre hommage… (Deutéronome 11: 16).

C’est ce que l’Eternel demande: non seulement la pleine et entière  reconnaissance de l’Eternel comme unique divinité du peuple d’Israël, mais encore la démonstration de cet état de fait par les actes:

כב כִּי אִם-שָׁמֹר תִּשְׁמְרוּן אֶת-כָּל-הַמִּצְוָה הַזֹּאת אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוֶּה אֶתְכֶם לַעֲשֹׂתָהּ לְאַהֲבָה אֶת-יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם לָלֶכֶת בְּכָל-דְּרָכָיו וּלְדָבְקָה-בוֹ. (דברים יא: כב).ש

22 Oui, si vous observez bien toute cette loi que je vous prescris d’accomplir, aimant l’Éternel, votre Seigneur, marchant toujours dans ses voies en adhérant à Lui (Deutéronome 11: 22)

L’amour de l’Eternel pour Son peuple lui est acquis et reste inébranlable. Ce n’est pas l’Eternel qui s’éloigne de Son peuple, mais c’est Son peuple qui prend ses distances envers Lui. C’est pour cela que les injonctions concernant l’adoration de l’Eternel sont nombreuses, car l’Eternel connaît Son peuple:

לט רְאוּ עַתָּה כִּי אֲנִי אֲנִי הוּא  וְאֵין אֱלֹהִים עִמָּדִי: (דברים לב: לט). ש

39 Reconnaissez maintenant que c’est moi, qui suis Dieu, moi seul, et nul dieu à côté de moi! (Deutéronome 32: 39)

Cet Amour que doit sans cesse témoigner Israël envers l’Eternel est la réciprocité de celui même que l’Eternel éprouve à l’égard du Patriarche Avraham:

יט כִּי יְדַעְתִּיו לְמַעַן אֲשֶׁר יְצַוֶּה אֶת-בָּנָיו וְאֶת-בֵּיתוֹ אַחֲרָיו וְשָׁמְרוּ דֶּרֶךְ יְהוָה לַעֲשׂוֹת צְדָקָה וּמִשְׁפָּט לְמַעַן הָבִיא יְהוָה עַל-אַבְרָהָם אֵת אֲשֶׁר-דִּבֶּר עָלָיו. (בראשית יח: ט).ש

19 Si je l’ai distingué, c’est pour qu’il prescrive à ses fils et à sa maison après lui d’observer la voie de l’Éternel, en pratiquant la vertu et la justice; afin que l’Éternel accomplisse sur Abraham ce qu’il a déclaré à son égard. » (Genèse 18: 19)

La racine verbale י. ד. ע. / Y. D. ‘ est polysémique: «connaître» (Isaïe 1: 3), «choisir» (Exode 2: 25), «aimer» (Psaume 9: 11) et «s’unir» sur le plan conjugal (Genèse 4: 1).

Comment les fils d’Israël dans leur totalité peuvent-ils adhérer au divin? N’est-il point précisé que «l’Eternel est un feu dévorant»?

כד כִּי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ אֵשׁ אֹכְלָה הוּא אֵל קַנָּא.  (דברים ד: כד).ש

24 Car l’Éternel, ton Dieu, est un feu dévorant, une divinité jalouse! (Deutéronome 4: 24)

Nadav et Avihou, deux des fils du Grand-Prêtre Aaron, n’ont-ils point été foudroyés par l’Eternel lorsqu’ils tentèrent d’atteindre le Divin (Lévitique 16: 1)? Si l’Essence divine demeure inaccessible à l’Homme, comment ce dernier peut-il, alors, dépasser les limites physiques de son propre être afin de communier avec le Divin?

וְאָמַר רַבִּי חָמָא בְּרַבִּי חֲנִינָא מָאִי דִּכְתִיב (דברים יג, ה) «אַחֲרֵי יְהוָה אֱלֹהֵיכֶם תֵּלֵכוּ» וְכִי אֶפְשָׁר לוֹ לְאָדָם לְהַלּךְ אַחַר שְׁכִינָה וַהֲלֹא כְּבָר נֶאֱמַר (דברים ד, כד) «כִּי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אֵשׁ אֹכְלָה הוּא».ש

אֶלָּא לְהַלּךְ אַחַר מִדּוֹתָיו שֶׁל הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא. מַה הוּא מַלְבִּישׁ עֲרוּמִים, דִּכְתִיב (בראשית ג, כא) «וַיַּעַשׂ יְהוָה אֱלֹהִים לְאָדָם וּלְאִשְׁתּוֹ, כָּתְנוֹת עוֹר וַיַּלְבִּשֵׁם» אַף אַתָּה הַלְבֵּשׁ עֲרוּמִים.ש

הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בִּקֵּר חוֹלִים דִּכְתִיב (בראשית יח, א) וַיֵּרָא אֵלָיו יְהוָה, בְּאֵלֹנֵי מַמְרֵא אַף אַתָּה בַּקֵּר חוֹלִים.ש

הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא נִחֵם אֲבֵלִים דִּכְתִיב (בראשית כה, יא) «וַיְהִי אַחֲרֵי מוֹת אַבְרָהָם, וַיְבָרֶךְ אֱלֹהִים אֶת-יִצְחָק בְּנוֹ» אַף אַתָּה נַחֵם אֲבֵלִים.ש

הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא קָבַר מֵתִים דִּכְתִיב (דברים לד, ו) «וַיִּקְבֹּר אֹתוֹ בַגַּי» אַף אַתָּה קְבֹר מֵתִים.ש

«Rabbi ‘Hama au nom de Rabbi ‘Hanina dit: Il est écrit: ‘ C’est l’Éternel, votre Dieu, qu’il faut suivre’ (Deutéronome 13: 5). Comment l’Homme peut-il suivre la Présence divine? N’est-il pas déjà écrit: ‘ Car l’Éternel, ton Dieu, est un feu dévorant’ (Deutéronome   4: 24)? Mais il faut suivre les attributs de bonté de l’Eternel. De la même manière que l’Eternel habille les dénudés – ‘L’Éternel-Dieu fit pour l’homme et pour sa femme des tuniques de peau, et les en vêtit’ (Genèse 3: 21), toi également habille les dénudés. De la même manière que le Saint béni soit-Il visita les malades-  ‘L’Éternel se révéla à lui dans les plaines de Mamré [alors qu’Avraham se remettait de sa circoncision]’ (Genèse 18: 1), toi également rends visite aux malades. De la même manière que le Saint béni soit-Il consola les endeuillés-  ‘Après la mort d’Abraham, l’Eternel bénit Isaac, son fils’. (Genèse 25: 11), toi également console les endeuillés. De la même manière que le Saint béni soit-Il donne une sépulture aux morts- ‘Il  (l’Eternel) l’enterra (Moïse) dans la vallée ‘ (Deutéronome 34: 6), toi aussi, donne une sépulture aux morts». (Traité Sota  14, a).

L’Amour qu’Israël porte à l’Eternel ne se fonde donc point seulement sur le refus de tout syncrétisme païen et alliance étrangère mais se construit à partir de l’Amour d’autrui. C’est en aimant notre prochain que nous témoignons de notre Amour pour l’Eternel et serons alors capables de grandir et de nous rapprocher du Divin.

ב  כְּאַיָּל תַּעֲרֹג עַל-אֲפִיקֵי-מָיִם   כֵּן נַפְשִׁי תַעֲרֹג אֵלֶיךָ אֱלֹהִים. ג  צָמְאָה נַפְשִׁי לֵאלֹהִים  לְאֵל חָי:
מָתַי אָבוֹא  וְאֵרָאֶה פְּנֵי אֱלֹהִים. (תהלים מב: ב-ג).ש

2 Comme la biche aspire aux cours d’eau, ainsi mon âme aspire à toi, ô Dieu! 3 Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant; quand reviendrai-je pour paraître en présence de Dieu? (Psaume 42: 2-3).

La Présence divine ne peut s’atteindre qu’en témoignant par des actes concrets l’amour qu’on porte pour autrui et pour la Création créée par l’Eternel:

יח לֹא-תִקֹּם וְלֹא-תִטֹּר אֶת-בְּנֵי עַמֶּךָ וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ  אֲנִי יְהוָה. ש

18 Ne te venge ni ne garde rancune aux enfants de ton peuple, mais tu aimeras ton prochain comme toi-même: je suis l’Éternel. (Lévitique 19: 18).

La voie royale ouvrant à la Lumière divine réside donc dans l’Altruisme et la compassion dépourvue de toute intention d’intérêt personnel. Croire en l’Homme, c’est croire en l’Eternel… Croire que Son Alliance ne sera jamais remise en question pour le bien de l’Humanité:

ט כִּי-מֵי נֹחַ זֹאת לִי אֲשֶׁר נִשְׁבַּעְתִּי מֵעֲבֹר מֵי-נֹחַ עוֹד עַל-הָאָרֶץ כֵּן נִשְׁבַּעְתִּי מִקְּצֹף עָלַיִךְ וּמִגְּעָר-בָּךְ. י כִּי הֶהָרִים יָמוּשׁוּ וְהַגְּבָעוֹת תְּמוּטֶינָה וְחַסְדִּי מֵאִתֵּךְ לֹא-יָמוּשׁ וּבְרִית שְׁלוֹמִי לֹא תָמוּט אָמַר מְרַחֲמֵךְ יְהוָה. (ישעיהו נד: ט-י).ש

9 Certes, je ferai en cela comme pour les eaux de Noé: de même que j’ai juré que le déluge de Noé ne désolerait plus la terre, ainsi je jure de ne plus m’irriter ni diriger des menaces contre toi. 10 Que les montagnes chancellent, que les collines s’ébranlent, ma tendresse pour toi ne chancellera pas, ni mon Alliance de paix ne sera ébranlée, dit Celui qui t’aime, l’Eternel! (Isaïe 54: 9-10).

 

[1] Parashat Ré’éh, Deutéronome 11: 26- 16: 17

[2] דְּבֵקוּת -Dévékout

[3]– יִחוּד   yihud

[4] Guershon Scholem, «Le messianisme juif», Editions Calmann-Levy, 1974, p. 315-316.

Shabbat shalom !

hebreubiblique@gmail.com

Avec toutes mes amitiés,

Haïm Ouizemann

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7 Responses to Parashat Ré’éh, En communion avec le Divin

  1. cathou dit :

    Plus j’approfondis le texte biblique et les textes fondamentaux, je me rends compte combien l’humain s’est éloigné du divin.
    Le divin ne fait plus partie de nous, pour la majorité d’entre nous.
    Matérialisme à outrance, OUI
    Incompréhension du Divin, OUI !!! Nous avons, au fil des siècles, trop séparé les religions, les spiritualités, le divin. Au point qu’il semble incongru à beaucoup que des chrétiens, des juifs, des hindous puissent partager la même table, la même prière, le même dieu.

    • gabriel dit :

      Bonjour Cathou,
      Dieu, le Dieu vivant et vrai, est unique.
      Relisez Esaïe 45;5 « Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre; il n’y a point de Dieu si ce n’est moi. »
      Et relisez Exode 3:6 « Et il dit: Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. »
      Seuls les Juifs et les Chrétiens croyants (je souligne « croyants ») adorent le même Dieu vivant: le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob.
      Et ce Dieu là recherche une relation avec l’humain. On le voit déjà dans le jardin d’Eden: Genèse 3: 8 « Et ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu qui se promenait dans le jardin au frais du jour. »
      Ce Dieu là est descendu vers l’humain pour avoir une relation avec lui. Il désire que l’humain adhère à Lui.
      Jamais il ne demande à l’homme de pratiquer une religion. Car jamais l’humain n’atteindra Dieu par ses pratiques ni par ses efforts quels qu’ils soient !!
      C’est pourquoi il est incongru de partager la même prière avec les personnes qui n’adorent pas le seul Dieu vivant et vrai (je souligne « vivant et vrai »).
      Mais nous pouvons prier pour (je souligne « pour ») elles.
      Bien à vous.

  2. Le prêtre Jean-jacques dit :

    Shabbat Shalom!!! Toda Raba oui nous devons recevoir et accepter cet amour que Dieu nous offre gratuitement. Il est amour et peut être partagé par tout homme qui le désire. C’est Lui qui nous unit parfaitement et nous éloigne de tous les Dieux payens pour nous faire grandir et atteindre cette plénitude qui nous unit à Lui.

  3. Giovanni dit :

    Bien dit et je confirmerai Deut..6.4.Shabbat Shalom,שבת שלום

  4. Marcel Fafouin dit :

    « Seuls les Juifs et les Chrétiens croyants (je souligne « croyants ») adorent le même Dieu vivant » (Gabriel)
    Possible, mais chaque fois où ce genre d’expression se voit (« Seuls ») ou se lit, un certain malaise m’habite, surtout si je parcours la Torah en tant qu’être humain en quête de rapprochement d’avec Hachem !
    De ce « rapprochement », on-dirait que je suis invité, non pas strictement et exclusivement à adorer Hachem, mais à le servir par divers moyens, dont ceux précisément en lien avec la prière, la pratique des mitsvots (celles rattachées aux B’nés Noah) ainsi que l’amour du prochain comme soi-même !
    De plus et sans souci ni chicane, servir le d.ieu des chrétiens demeure différent de servir Hachem de « tout son coeur, de toute son âme, de toutes ses forces » (Chéma Israël).
    Chabbat chalom ! – 30 av 5778 –

    • Pascal Vidoudez dit :

      Je comprends votre perception. Mais Le chrétien véritable n’a pour D.ieu que l’Eternel, le D-ieu d’Abraham d’Isaac et de Jacob. Il prie D-ieu au nom de Jésus car Jésus est notre avocat devant D-ieu, car l’accusateur nous accuse à chaque instant, et l’intercession de Jésus est nécessaire. Ce qui n’enlève en rien que les chrétiens peuvent aussi adorer Jésus car Il est venu en tant que Fils de D-ieu pour rétablir les relations entre l’Homme et l’Eternel. C’est effectivement une perspective difficile à comprendre : celle d’un D-ieu a « multiples facettes » qui ont chacune leur utilité et complement.
      Jésus a à maintes fois prescrits d’aimer Hachem de tout son Coeur, de toute son âme de toutes ses forces, et d’aimer son prochain (c’est-à-dire son voisin) comme lui-même (c’est à dire d’aimer son voisin comme étant aussi important que soi-même.
      J’espère avoir pu donner un différent regard sur le « d.ieu des chrétiens).
      Un cordial shalom

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