Parashat Emor, Méditation sur la faute et sa réparation

Dans le cadre de la parashat Emor[1], nous méditerons sur la racine verbale ח.ט.א.  / ‘H. T. A signifiant « pécher, commettre une faute ».

ט וְשָׁמְרוּ אֶת-מִשְׁמַרְתִּי וְלֹא-יִשְׂאוּ עָלָיו חֵטְא וּמֵתוּ בוֹ כִּי יְחַלְּלֻהוּ אֲנִי יְהוָה מְקַדְּשָׁם. (ויקרא כב: ט).ש

9 Et qu’ils respectent mon observance et ne s’exposent pas, à cause d’elle, à un péché, car ils mourraient pour l’avoir violée : je suis l’Éternel qui les sanctifie. (Lévitique 22 : 9).

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Parashot Aharei-Mot-Quédoshim, Méditation sur l’Amour

Dans le cadre de notre lecture shabbatique[1], nous méditerons sur la racine א.ה.ב. / A. H. V. signifiant « aimer ».

L’un des plus célèbres versets de la Tora nous enjoignant d’aimer notre prochain se trouve dans la parashah Quedoshim relative à la sainteté :

יח לֹא-תִקֹּם וְלֹא-תִטֹּר אֶת-בְּנֵי עַמֶּךָ וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ אֲנִי יְהוָה. (ויקרא יט: יח).ש

18 Ne te venge ni ne garde rancune aux enfants de ton peuple, mais aime ton prochain comme toi-même : je suis l’Éternel. (Lévitique 19 : 18).

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Yom HaAtSMaOuT: Signez la Déclaration d’Indépendance de l’Etat d’Israël!

Version française

Version hebraïque originale

Eliezer Kaplan signe la Déclaration d'Indépendance de l'Etat d'Israël à Tel-Aviv avec David ben Gourion et Moshe Shertok.

Eliezer Kaplan signe la Déclaration d’Indépendance de l’Etat d’Israël à Tel-Aviv avec David ben Gourion et Moshe Shertok.

En ce jour historique où l’Etat  d’Israël commémore son 72e anniversaire d’Indépendance, je vous invite à témoigner votre soutien à notre nation qui, tel le Phoenix a, en 1948, ressuscité de ses cendres.

Venez apposer votre signature (au-bas de la page) auprès de celle des Fondateurs de l’Etat hébreu.

Inscrivez (dans la rubrique commentaires) votre Prénom et Nom, votre pays ainsi qu’une réflexion personnelle en l’honneur de la Création de l’Etat d’Israël. Continuer la lecture

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Parashot Tazria- Métsora, méditation sur le confinement

En ce shabbat au cours duquel nous lirons les parashot Tazria- Métsora, je vous invite à méditer sur la racine verbaleב.ד.ד. /B. D. D. signifiant « isoler ».

Les deux parashot Tazria-Métsora décrivent avec force détails l’apparition de la maladie de la lèpre chez l’homme, ses multiples formes ainsi que le strict et complexe processus de pureté confirmant sa disparition.

L’homme atteint de lèpre est mis à part. Il est isolé :

מו כָּל-יְמֵי אֲשֶׁר הַנֶּגַע בּוֹ יִטְמָא טָמֵא הוּא בָּדָד יֵשֵׁב מִחוּץ לַמַּחֲנֶה מוֹשָׁבוֹ. (ויקרא יג: מו). ש

46 Tant qu’il gardera cette plaie, il sera impur, parce qu’elle est impure ; il demeurera isolé, sa résidence sera hors du camp. (Lévitique 13 : 46)[1].

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Dans le souffle des petits enfants, Monique Lise-Cohen

Sur le chemin du retour, nous n’avons rien entendu, aucune vision miraculeuse ne vint troubler le silence

au-dessus du lac des cendres à Birkenau

Le monde était très calme et notre mémoire n’était plus à vif

Les noms des lieux de l’horreur avaient pu être épelés,

Auschwitz

Birkenau

Treblinka

Maïdanek

Chelmno

Sobibor

Belzec

Terreur de nos enfances quand nos lèvres étaient sales

Mais le soir, nos esprits studieux se penchent sur ce passé que nous avons à transmettre,

à analyser, à produire, à écrire

                   Le monde était calme ce jour-là

                   Et la pliure de nos fronts

                   dans cette clarté,

                   Près du lac des cendres à Birkenau

 Nous avons mangé le pain du récit. Dans les temps enfiévrés de notre apprentissage, nous avons écouté, nous avons lu. Ô combien de lectures dans l’infini. Chaque récit était différent. Unique. Nous avons engrangé l’immensité des témoignages

 Mais le silence était plus grand au bord du lac des cendres à Birkenau

 C’est vers le soir que nous avons voulu devenir savants

Comme un vœu qui nous engage au-delà de la solitude,

afin que l’immensité du ciel laisse se déployer une terre de connaissance

Ô mon Dieu, par ta justice et par ta miséricorde,

                                    jusqu’où ira notre science ?

 

Les âmes sont patientes et accueillent le silence

                                     Mais d’où viendra notre espérance ?

Comme Moïse le transmit aux oreilles de Josué,

                                    il nous faudra nous souvenir d’Amalec,

      pour effacer son nom de dessous les cieux

 

Nous effacerons les noms

                                                      des lieux

                        de l’horreur

                        de dessous les cieux

 

Nous écrirons, nous épèlerons les noms des victimes,

                                mes frères et mes sœurs,

  fleuve de toute bonté

  rameau de la miséricorde

  endurance de votre âme

  palpitation visible

 

Paradoxe de votre incarnation

 

Vous êtes un ciel

et ma main surprend le battement de votre sang dans la boue et les écorces

 

                     Vous me regardez

                     et un nom monte à mes lèvres

 

Votre regard est dans le nom

                                                    car l’air

                      était sans yeux

               ce jour-là

 

Qui serons-nous pour vivre

alors,

quand le ciel très haut surplombe le lac des cendres à Birkenau ?

Nous nous appartenons mutuellement

                                             lorsque nous quittons ces terres désolées

               Qu’y aurait-il à faire de l’horreur ?

               Rien,

               sinon

               transmettre le souffle de l’enseignement

               le souffle de vie

 

Car le monde se tient dans le souffle des petits enfants qui vont à l’école

 

Adam, il s’appelle

le souffle qui parle

 

ruah memalela

ruah memalela

ruah memalela

 

Dans le retrait de Celui qui exhala en nous l’âme de vie,

                             nous le maintiendrons cet espace

 

Chivitti Adonaï lenegedi tamid

 

J’ai placé Adonaï

                                                             devant moi

                             toujours

 

                                                             Alors

                               perpétuellement

                               il vient,

                               dans l’infini,

                               le souffle des petits enfants.

  

Monique Lise Cohen

  (octobre-décembre 2001)

Avec l’amicale autorisation de Monique que je tiens à remercier.

A propos de Monique:

Monique Lise Cohen a fait des études de philosophie à Toulouse. Docteur en lettres, elle est poète et auteur de plusieurs ouvrages et études sur des thèmes littéraires, philosophiques, religieux et historiques.

Elle a fait son doctorat sous la direction d’Henri Meschonnic, en 1989 : « Le thème de l’émancipation des Juifs : archéologie de l’antisémitisme ». Ce texte a été publié en 1992 aux éditions Vent Terral, sous le titre : « Les Juifs ont-ils du cœur ? », avec une préface d’Henri Meschonnic.

Elle a été bibliothécaire à la Bibliothèque de Toulouse où elle a créé un secteur « Hebraica-Judaica » et animé un Centre d’Etude et de Recherche sur la Résistance toulousaine.

Elle a participé au travaux de l’ISTR (Institut de Science et de Théologie des religions) de Toulouse, et animé une Unité de recherche : « Herméneutiques bibliques ».

Présidente de l’Association : « Mémoires : les Juifs dans la Résistance ». Association gérant, autour d’un site internet, les archives de l’Organisation juive de Combat pendant la Seconde Guerre mondiale (collection Joseph-Georges Cohen) : http://www.resistancejuive.org

Zone contenant les pièces jointes

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Parashat Shémini, Abolition de la peine de mort animale

Dans le cadre la Parashat Shémini, la racine verbale  ש.ח.ט. / Sh.’H.T. signifiant « immoler, égorger » inspirera notre méditation du Shabbat.

ח וַיִּקְרַב אַהֲרֹן אֶל-הַמִּזְבֵּחַ וַיִּשְׁחַט אֶת-עֵגֶל הַחַטָּאת אֲשֶׁר-לוֹ. (ויקרא ט: ח).ש

8 Et Aaron s’approcha de l’autel, et il immola le veau expiatoire destiné à lui-même (Lévitique 9 : 8)[1].

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Parashat Hol Hamoëd Pessa’h, Quand Moïse parle à l’Eternel

Moïse de Chagall

Moïse de Chagall

Il n’est point rare d’entendre l’assertion selon laquelle le plus grand des Prophètes, Moïse, « rencontra l’Eternel face à face ». Cette assertion est-elle juste et reflète-t-elle les dires de la source biblique ?

Lisons ensemble le texte extrait de la Parasha Ki Tissa[1] :

יח וַיֹּאמַר הַרְאֵנִי נָא אֶת-כְּבֹדֶךָ. יט וַיֹּאמֶר אֲנִי אַעֲבִיר כָּל-טוּבִי עַל-פָּנֶיךָ וְקָרָאתִי בְשֵׁם יְהוָה לְפָנֶיךָ וְחַנֹּתִי אֶת-אֲשֶׁר אָחֹן וְרִחַמְתִּי אֶת-אֲשֶׁר אֲרַחֵם. כ וַיֹּאמֶר לֹא תוּכַל לִרְאֹת אֶת-פָּנָי:  כִּי לֹא-יִרְאַנִי הָאָדָם וָחָי. (שמות לג: יח-כ).ש

18 Moïse reprit : « Découvre-moi donc ta Gloire. » 19 Il répondit : « C’est ma bonté tout entière que je veux dérouler à ta vue, et, toi présent, je nommerai de son vrai nom l’Éternel ; alors je ferai grâce à qui je devrai faire grâce et je serai miséricordieux pour qui je devrai l’être. » 20 Il ajouta : « Tu ne saurais voir ma face ; car nul homme ne peut me voir et vivre. » (Exode 33 : 18-20).

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Le Grand Shabbat, le Grand Seder

En ces temps de pandémie universelle, chacun est invité à rester chez soi, à rentrer en soi-même. C’est un temps privilégié pour réfléchir à ce qu’est le « Shabbat HaGadol », le « Jour du Repos du Grand ». En effet, alors que Pessah approche, temps où l’on se réunit en famille, il est probable que la plupart des familles juives vont devoir fêter chacune chez soi cette grande fête. Ce Shabbat, Shabbat HaGadol, est une bonne occasion pour faire retour sur notre lien avec l’Eternel, pour revenir au Divin pleinement, et non plus seulement du bout des lèvres.  Continuer la lecture

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Parashat VaYiKra, Méditation sur le sacrifice

Dans le cadre de la Parashah VaYiKra[1], nous méditerons sur la racine ק.ר.ב/ K. R.B. [V] signifiant « s’approcher, approcher, se présenter ».

Le livre du Lévitique, désigné également sous le nom de livre des Cohanim (serviteurs de l’Eternel) décrit maintes injonctions aussi bien d’ordre religieux qu’éthique. Le Lévitique donne une place importante à la pratique des sacrifices dont l’homme occidental a le plus grand mal à comprendre le sens. Continuer la lecture

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Parashot VaYakel- Pékoudei, Méditation sur le temps du Shabbat

Dans le cadre de ce Shabbat, au cours duquel le peuple d’Israël lira deux parashot[1], nous méditerons sur le sens de la racine verbale ש.ב.ת./ Sh. B. T. signifiant « interrompre, cesser de travailler, cesser d’élaborer ». Continuer la lecture

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